Savasana la posture la plus difficile?

 

Savasana ou Shavasana, la posture du corps.
Shava (शव, Śhava) signifie « corps » ou « cadavre » et Asana (आसन, Āsana) signifie « posture ».

Elle clos généralement la pratique des asanas, lors de la relaxation finale, et dans le Hatha yoga traditionnel, elle est pratiquée entre chacune des autres postures.
Elle a l’air simple. Elle semble inutile. Et pourrait bien être la plus importante et la plus difficile.

Pourquoi perdre son temps à faire le mort?
Quelle difficulté y’a-t-il à s’allonger au sol et fermer les yeux?

Shavasana, c’est faire l’expérience de deux extrêmes que l’on n’associe rarement.
D’un côté le relâchement, l’abandon complet du corps où, ultimement, ne résiderait plus aucune tension, où même le système nerveux se trouverait au repos.
Et de l’autre côté, l’éveil, l’acuité du mental, installé dans le calme et la constance.
Comme s’il ne restait plus que lui, comme une petite bille lumineuse au dessus de ce corps abandonné, immobile, sinon ce mouvement doux et lent de la respiration.
On est loin de la sieste.
Alors que celle-ci se situerait du côté de l’énergie tamasique, qui induit une forme de passivité et de lourdeur, un savasana correctement pratiqué serait du côté de l’énergie sattvique, qui induit la clarté et la vivacité de l’esprit.
La matière au repos, l’esprit alerte.

Qu’est-ce qui peut nous aider à pratiquer correctement Savasana?

Tout d’abord, s’assurer que l’on n’aura pas froid, car, avec l’immobilité, la température du corps va chuter.
Pour la posture: allongé au sol, les pieds écartés à la largeur du tapis, les orteils qui tombent de chaque côté. Les bras écartés, un peu ou beaucoup, paumes de mains vers le ciel. Les yeux fermés.

Ensuite, pour dompter ce corps dans lequel se logent inconsciemment toutes sortes de micro-tensions, on vient circuler avec le mental dans chacune des parties du corps, et minutieusement, relâcher une à une, chacune d’elles. Même les organes internes. Même les épaules. Même la mâchoire. Même les paupières. Même le bout du nez. Même les oreilles. Même et peut-être surtout, la langue à l’intérieur du palais. Et peut-être même le système nerveux.

Comment alors ne pas glisser dans le sommeil?

L’une des techniques qui peut aider à garder le mental en éveil, sans qu’il ne nous emmène à gauche et à droite, dans le passé ou le futur, est de venir placer son attention à l’intérieur des narines et venir observer la sensation de fraîcheur de l’air qui rentre et celle de chaleur de l’air qui sort.

Et au besoin, une seconde fois, comme un deuxième balayage, faire circuler, tranquillement, le mental dans certaines zones clefs du corps, pour s’assurer que des résistances ne s’y sont pas installées à nouveau.

Cet état serait comme le degré zéro du calme dans l’action.

Et quels sont les bienfaits?

Lors d’une séance d’asanas, on sollicite énormément le corps, les muscles, les articulations et les muscles profonds. Pour tirer tous les bénéfices de ces postures, on a besoin de détente. C’est ce que permet Savasana, notamment au niveau des muscles profonds, que l’on ne relâche que peu dans la vie quotidienne.

Cette posture

* aide le corps à intégrer les bienfaits de la pratique
* aide à réduire le rythme cardiaque et respiratoire
* aide à réduire la pression artérielle et les tensions musculaires
* aide à la réparation des tissus et des cellules
* aide à réduire la fatigue et le stress
* aide à réduire l’anxiété et l’insomnie
* améliore l’attention, la mémoire et la concentration

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